Analyses de sang et valeurs optimales de santé

Tout le monde a déjà réalisé au moins une analyse de sang dans sa vie.
Pour effectuer un bilan à certaines étapes de sa vie, expliquer des états de fatigue ou dans un contexte particulier : grossesses, hospitalisation, maladies chroniques et suivi de traitement.

Sur ces documents sont indiquées les « normes » du laboratoire, norme haute et basse.
Et vous pensez à juste titre que ces valeurs correspondent, à priori, aux normes optimales de santé.
En réalité nous devrions plutôt les décrire comme étant des normes indiquant les signes de pathologies !

Ainsi les valeurs de référence que vous indiquent le laboratoire ne sont pas des « normes optimales de santé ».
Si vous vous situez dans la norme vous n’avez, à priori, pas de signes de pathologies MAIS vous êtes, peut-être dans une zone grise si des signes cliniques se manifestent.

Enfin, la valeur cible à atteindre dépendra du contexte clinique ou de l’effet recherché !


Comment les normes sont-elles fixées ?


Les normes ont 3 sources possibles :

– Le laboratoire lui même : qui va réaliser un échantillon statistique de ces propres patients.
Patients qui ne sont peut-être pas en si bonne santé que ça… ou qui peuvent tous présenter des carences nutritionnelles.
– Le fabriquant du kit d’analyse que va utiliser le laboratoire : qui va déterminer ses normes de la même façon que le précédent…
– Et enfin des scientifiques experts d’un sujet donné qui, en fonction de la cible recherchée, va permettre d’établir des normes beaucoup plus pertinentes. Ce sont des experts de « médecine fonctionnelle ».

À titre d’exemple :

La glycémie à jeun est en générale indiquée comme normale lorsqu’elle est comprise entre 0,7 g/L et 1,10 g/L. Une personne présentant une glycémie à jeun de 0,95 g/L n’a à priori pas de problème de glycémie.
Cependant des études montrent de plus en plus que la limite haute, après un jeûne de 12h, devrait se situer davantage à 0,85 g/L. Au dessus de cette valeur, les pathologies chroniques inflammatoires s’expriment davantage.
Ainsi, si vous avez une glycémie à jeun située entre 0,85 ou 1 g/L vous ne serez pas inquiété par votre médecin alors qu’en médecine fonctionnelle vous êtes déjà en train de peut-être développer une résistance à l’insuline…

La ferritine qui indique les réserves de fer dans l’organisme est un autre sujet intéressant.
Les normes de laboratoires indiquent une limite basse à 15 microgramme/L et une valeur haute à environ 300 microgramme/L. Le gap est énorme !

La valeur de la ferritine, qui pose souvent un problème aux femmes avant la ménopause sera à considérer dans un contexte plus global !

– Suis-je sportive ? Des valeurs trop basses ne seront pas convenables…
– Est-ce que je montre des signes de dépression ? ou d’humeur variable ?
– Est-ce que je montre des signes de fatigue matinale ? de dérèglement de mon sommeil ?
– Qu’en est-il de la qualité de ma peau, de mes cheveux ?
– Si j’ai une inflammation hépatique de « bas-grade » ma ferritinémie sera faussement augmentée : et il faudrait la revoir à la baisse…

Dans un contexte de santé optimale l’objectif à atteindre sera de 70 à 80 microgramme/L et non de 15 ou 20 microgramme/L comme c’est souvent le cas…

Et petit rappel : dans le cas du fer, minéral oxydant en excès, il est impératif de faire un dosage de ferritine avant toute supplémentation.

J’espère que cet article vous a été utile !
En vous souhaitant une belle santé !

Isabelle Flandrin-Bletty.


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