Oméga 3 ? Ces graisses qui vous veulent du bien !

Les dernières études de l’ANSES datant de 2015 montrent que 85 % de la population française serait carencée en oméga 3.

Or un bon statut en oméga 3 acides gras est indispensable à plusieurs titres : une bonne santé du système cardiovasculaire, neurologique, endocrinien et enfin immunitaire.

Et comme vous le savez peut-être déjà, les oméga 3 sont des acides gras dits « essentiels ». C’est à dire que notre corps ne peut pas les synthétiser tout seul : ils doivent être apportés par l’alimentation.

Cette carence est un vrai sujet de santé publique souvent méconnu ou sous-estimé.

Quelles sont les sources des oméga 3 ?

Il existe principalement 2 filières qui vont nous fournir ces précieux acides gras : les huiles de tables et les poissons gras. Une dernière filière est celle des oeufs ou de la viande portant le label « Bleu/blanc/coeur ». Poules et animaux d’élevage étant alors nourris avec une alimentation riche en oméga 3.

Les huiles de tables nous fournissent l’ALA (acide alpha linolénique) précurseur des fameux EPA (acide eicosapentaénoique) et DHA (acide docosahexaénoïque). EPA et DHA sont, pour simplifier, les substances « actives » des oméga 3. C’est à dire que notre organisme va devoir faire l’effort de convertir l’ALA en EPA et DHA. Les poissons quant à eux nous amènent directement l’EPA et le DHA !

A titre d’exemple l’huile de lin contient entre 55 et 60% d’ALA, l’huile de cameline entre 30 et 45%, l’huile de noix entre 12 et 15 % et l’huile de colza entre 8 et 11%.

L’EPA et DHA ont-ils les mêmes propriétés ?

En simplifiant on pourra résumer ainsi :

L’EPA est connu pour avoir une action inflammatoire davantage ciblée sur le système cardiovasculaire, tissulaire / articulaire, endocrinien (diabète, thyroïde, ménopause, SOPK, endométriose) ainsi que sur votre état émotionnel. L’action du DHA sera plus en lien avec notre système nerveux, notre capacité de concentration et de mémorisation ainsi que notre vision.

Êtes-vous un « bon convertisseur » de l’ALA ??

Il est important de savoir que seulement 10 % de l’ALA présent dans une huile de table sera convertie en EPA et seulement 1% en DHA !!! Ainsi, si on se rapporte à une portion de 1 cuillère à soupe d’huile de colza (14 g environ), celle-ci contient 10% d’ALA soit 1,4 g. Vous ne retirerez que 140 mg d’EPA et 1,4 mg de DHA. Mais c’est déjà mieux que rien ! En moyenne une portion de 100 g de maquereau vous apportera environ 900 mg d’EPA et 1500 mg de DHA !

Votre capacité de conversion de l’ALA de vos huiles de table en EPA et DHA dépendra de deux facteurs :

  • la capacité de votre foie à délivrer l’enzyme de conversion (la delta-6 désaturase),
  • de votre statut en oméga 6, les compétiteurs des oméga 3.

Ainsi si votre alimentation est plutôt en faveur de la filière oméga 6, ce qui est le cas si elle est riche en viandes, produits laitiers, charcuteries, oeufs, huiles de tournesol ou encore d’arachide, cette fameuse enzyme va être en quelque sorte monopolisée par cette filière. Vous ne convertirez que de façon médiocre vos huiles de table en précieux oméga 3.

Quels sont les apports recommandés en oméga 3 et oméga 6 ?

Un ratio de 1 oméga 3 pour 1 oméga 6 serait l’idéal. Mais au vu de notre alimentation, cela est clairement illusoire tant la proportion d’oméga 6 dans notre assiette est importante. Même en ayant une vigilance à chaque repas. La cible de 1 oméga 3 pour 3 (voire 5) oméga 6 est déjà un exploit en soi !

Pour exemple – allégations santé approuvées par l’EFSA :

L’EPA contribue à une fonction cardiaque normale à partir de 250 mg/jour d’EPA. Le DHA contribue au fonctionnement normal du cerveau et au maintien d’une vision normale à partir de 250 mg/jour de DHA.

Vous l’aurez compris avoir un bon statut en oméga 3 est souvent rendu difficile par le manque d’apport mais aussi le manque d’assimilation si on se contente uniquement de la filière végétale.

Quid des végétariens et des végans ?

Et bien être végétarien ou végan ne signifie pas pour autant avoir un statut plus faible en oméga 3 car l’assiette sera fortement réduite en graisse animale omega 6. Pour autant que le régime soit bien construit ou que l’on supplément en EPA et DHA végétaux. Le ratio oméga 3/oméga 6 est parfois meilleur.

J’espère que cet article vous aura été utile. N’hésitez pas à le partager !

Bonne journée !

Sources

ANSES : Actualisations des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras :https://www.anses.fr/system/files/NUT2006sa0359Ra.pdf

EFSA : Autorité européenne de sécurité des aliments : https://www.efsa.europa.eu/fr

Fatigue mentale et/ou physique ? Et si c’était « juste » une carence en fer ?

Vous vous réveillez fatigué(e) après une nuit convenable ?
Vous avez plus de mal à l’effort ?
Vous relisez 3 fois un texte sans toutefois en saisir enfin le contenu ?
Vous trouvez votre peau, vos cheveux ou encore vos ongles plus cassants ?

Et bien cet article est pour vous !
Peut-être souffrez-vous simplement d’une carence en fer, souvent mal diagnostiquée et malheureusement très répandue. !

Lorsque l’on évoque la carence en fer il est important de préciser quelques termes afin d’éviter les confusions :

L’hémoglobine est la protéine principale des globules rouges. Grâce à elle l’oxygène que nous respirons va être distribué à chacune de nos cellules.
Le fer est quant à lui un des constituant majeur de l’hémoglobine.

Le terme d’anémie décrit une quantité d’hémoglobine insuffisante et de fait va induire un manque d’oxygénation cellulaire et une profonde fatigue notamment à l’effort.
La carence en fer est différente de l’anémie ! Elle se traduit généralement par une ferritine basse et conduira à terme vers l’anémie si le statut en fer n’est pas corrigé.

Quelles sont les populations touchées ?

L’OMS estime que l’anémie toucherait un demi-milliard de femmes âgées de 15 à 49 ans et 269 millions d’enfants âgés de 6 à 59 mois dans le monde. Et la carence en fer, le stade qui précède souvent l’anémie est plus répandue encore.

Vous vous sentez concerné(e) ? Voici les principaux symptômes fréquemment relevés associés à une carence en fer :
– Fatigue physique, fatigabilité à l’effort voir essoufflement,
– Fatigue mentale et émotionnelle, difficultés de concentration, TDAH,
– Symptômes dépressifs, mélancolie,
– Difficultés à passer à l’action même pour des choses qui vous intéressent,
– Cheveux et ongles secs et cassants, peau sèche,
– Cernes foncées sous les yeux,
– Pâleur de la langue ou des conjonctives (intérieur des paupières) ou de la peau,
– Sommeil perturbé,
– Intolérance au froid,
– Syndrome des jambes sans repos,
– Détoxification hépatique insuffisante,

Globalement en Europe les femmes sont plus touchées que les hommes en raison des pertes de fer liées aux menstruations et un apport souvent moindre du fer via l’alimentation.
Il est important de savoir que, pour les femmes, la prise de contraceptifs va mobiliser vos réserves de vitamines B et de fait peut compliquer l’absorption du fer.

Se rajoutent à cela d’autres facteurs moins évidents qui peuvent également concerner les hommes :

Tout d’abord une malabsorption du fer parfois en raison d’inflammation digestives :
– Une gastrite qui peut compliquer l’absorption des folates (vitamines B9) ou encore de la B12,
– Une maladie cœliaque,
– Une hypersensibilité au gluten non diagnostiquée et peu diagnosticable…
– Une pratique sportive à impact, comme la course à pieds ou le Trail , qui va engendrer une fragilisation de la muqueuse intestinale et également des besoins accrus en fer lors de l’effort.

Ou encore

– Un excès de thé ou de café lors des repas contenant du fer ?
– Des polymorphismes génétiques qui compliquent l’absorption des vitamines B9 et B12 citées précédemment,
– Une hypochlohydrie de l’estomac induite par une hypothyroïdie ou des médicaments « antiacides » (IPP) qui vont à la fois inhiber l’absorption des vitamines B et à terme l’absorption du fer.
– Une « anémie de Biermer » maladie auto-immune rendant l’absorption de la vitamine B12 et par conséquence celle du fer très compliquée.

Mais pourquoi la carence en fer est-elle mal diagnostiquée ?

L’anémie (hémoglobine basse) sera assez bien diagnostiquée pour peu que l’on effectue un bilan sanguin …
En revanche la carence en fer est trop souvent sous-estimée.

Tout simplement parce que la « norme basse » de la ferritine donnés par les laboratoires d’analyses traduit des états déjà extrêmement carencés.
Par exemple le « taux normal de ferritine » des laboratoires se situe généralement entre 20 et 300 ng/mL (ou µg/L) chez l’homme et entre 15 et 200 ng/mL chez la femme.
Or les « valeurs optimales de ferritine » se situent plutôt entre 50 et 200 ng/mL !!! Valeurs pour lesquelles les symptômes cités précédemment sont inexistants ! Vous aurez compris le décalage…

Ainsi si votre taux ferritine se situe entre 15 et 50 ng/mL votre carence en fer va passer inaperçue. Ce qui est malheureusement le cas pour une majorité de femmes.

Il est également à noter que la carence en fer et la fatigue associée s’installe progressivement. Il est parfois difficile de vraiment réaliser à quel point notre vitalité a été affectée.
Et bien souvent le rythme de vie, les activités, le travail nous permettra de trouver une raison objective à cet état de fatigue. Et nous n’irons pas chercher plus loin d’autant que la ferritine s’avérera « dans les normes »…

Ne laissez pas s’installer une carence en fer !
Belle journée à tous !

Isabelle Flandrin-Bletty

Sources :
OMS : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/anaemia
INSERM : https://www.inserm.fr/c-est-quoi/bon-sang-mais-cest-bien-sur-cest-quoi-lhemoglobine/

Analyses de sang et valeurs optimales de santé

Tout le monde a déjà réalisé au moins une analyse de sang dans sa vie.
Pour effectuer un bilan à certaines étapes de sa vie, expliquer des états de fatigue ou dans un contexte particulier : grossesses, hospitalisation, maladies chroniques et suivi de traitement.

Sur ces documents sont indiquées les « normes » du laboratoire, norme haute et basse.
Et vous pensez à juste titre que ces valeurs correspondent, à priori, aux normes optimales de santé.
En réalité nous devrions plutôt les décrire comme étant des normes indiquant les signes de pathologies !

Ainsi les valeurs de référence que vous indiquent le laboratoire ne sont pas des « normes optimales de santé ».
Si vous vous situez dans la norme vous n’avez, à priori, pas de signes de pathologies MAIS vous êtes, peut-être dans une zone grise si des signes cliniques se manifestent.

Enfin, la valeur cible à atteindre dépendra du contexte clinique ou de l’effet recherché !


Comment les normes sont-elles fixées ?


Les normes ont 3 sources possibles :

– Le laboratoire lui même : qui va réaliser un échantillon statistique de ces propres patients.
Patients qui ne sont peut-être pas en si bonne santé que ça… ou qui peuvent tous présenter des carences nutritionnelles.
– Le fabriquant du kit d’analyse que va utiliser le laboratoire : qui va déterminer ses normes de la même façon que le précédent…
– Et enfin des scientifiques experts d’un sujet donné qui, en fonction de la cible recherchée, va permettre d’établir des normes beaucoup plus pertinentes. Ce sont des experts de « médecine fonctionnelle ».

À titre d’exemple :

La glycémie à jeun est en générale indiquée comme normale lorsqu’elle est comprise entre 0,7 g/L et 1,10 g/L. Une personne présentant une glycémie à jeun de 0,95 g/L n’a à priori pas de problème de glycémie.
Cependant des études montrent de plus en plus que la limite haute, après un jeûne de 12h, devrait se situer davantage à 0,85 g/L. Au dessus de cette valeur, les pathologies chroniques inflammatoires s’expriment davantage.
Ainsi, si vous avez une glycémie à jeun située entre 0,85 ou 1 g/L vous ne serez pas inquiété par votre médecin alors qu’en médecine fonctionnelle vous êtes déjà en train de peut-être développer une résistance à l’insuline…

La ferritine qui indique les réserves de fer dans l’organisme est un autre sujet intéressant.
Les normes de laboratoires indiquent une limite basse à 15 microgramme/L et une valeur haute à environ 300 microgramme/L. Le gap est énorme !

La valeur de la ferritine, qui pose souvent un problème aux femmes avant la ménopause sera à considérer dans un contexte plus global !

– Suis-je sportive ? Des valeurs trop basses ne seront pas convenables…
– Est-ce que je montre des signes de dépression ? ou d’humeur variable ?
– Est-ce que je montre des signes de fatigue matinale ? de dérèglement de mon sommeil ?
– Qu’en est-il de la qualité de ma peau, de mes cheveux ?
– Si j’ai une inflammation hépatique de « bas-grade » ma ferritinémie sera faussement augmentée : et il faudrait la revoir à la baisse…

Dans un contexte de santé optimale l’objectif à atteindre sera de 70 à 80 microgramme/L et non de 15 ou 20 microgramme/L comme c’est souvent le cas…

Et petit rappel : dans le cas du fer, minéral oxydant en excès, il est impératif de faire un dosage de ferritine avant toute supplémentation.

J’espère que cet article vous a été utile !
En vous souhaitant une belle santé !

Isabelle Flandrin-Bletty.

« L’hypothyroïdie fonctionnelle »

Fatigué(e) d’être fatigué(e) ??

Vous ressentez de la fatigue mentale et/ou physique ? Pas forcément tous les jours mais souvent…
Vous avez peut-être pris du poids ces derniers mois sans trop de raison…
Vos cheveux sont moins beaux qu’avant voire tombent peut-être un peu plus que d’habitude ?
Le repos n’améliore pas votre fatigue, vous cherchez vos mots parfois et vous avez l’impression de reporter de plus en plus de projets à demain ?

Vous avez donc consulté votre médecin.
Vous avez fait votre bilan thyroïdien et tout va bien, et tant mieux à vrai dire ! Votre TSH est dans la norme.

Peut-être souffrez-vous de ce que l’on nomme « l’hypothyroïdie fonctionnelle » ?

L’hypothyroïdie fonctionnelle est une forme d’hypothyroïdie pour laquelle tous les paramètres sanguins sont dans la norme MAIS pour autant les symptômes d’une hypothyroïdie sont bien présents.

Ces symptômes peuvent être très variables selon les individus :
– Sensation de frilosité,
– Peau sèche, teint souvent terne,
– Cheveux raplapla, secs ou cassants, voire en chute importante,
– Ongles striés,
– Visage gonflé au réveil, poches sous les yeux,
– Fatigue mentale et physique, souvent matinale, pouvant aller jusqu’à la dépression,
– Difficultés de concentration et de mémorisation,
– Sommeil perturbé, haché, peu récupérateur,
– Crampes nocturnes, myalgies,
– Prise de poids inhabituelle parfois rapide et importante,
– Tendance aux œdèmes et à la rétention d’eau,
– Syndrome du canal carpien,
– Problèmes digestifs : Ballonnements, constipation, reflux gastro-oesophagien.
– Stéatose hépatique non-alcoolique,
– Syndrome métabolique…

Comment est-ce possible ?

Si la valeur de votre TSH est dans la fourchette normale – c’est à dire comprise entre 0,4 mUI/L et 4 mUI/L – alors à priori vous n’êtes ni en hyperthyroïdie (TSH < 0,4 mUI/L) ni en hypothyroïdie (TSH > 4 mUI/L).
Au sens médical du terme vous n’avez donc pas de « pathologie thyroÏdienne ».

Mais il s’agit de différencier une valeur comprise dans une « norme » et une valeur dite « valeur optimale de santé ». C’est à dire la valeur de votre TSH qui reflète le fonctionnement optimal de votre thyroïde.

À titre d’exemple :
Une personne dont la TSH est de 2,3 mUI/L ne sera pas considérée en hypothyroïdie car sa TSH est bien dans la norme.
Cependant, cette même personne peut présenter plusieurs des symptômes cités précédemment car sa thyroïde est davantage fonctionnelle quand la valeur de sa TSH est de 1,5 mUI/L …

Les différentes causes ?

Elles peuvent être très variées selon les cas :

– Un déficit en certains nutriments essentiels à votre thyroïde ?
Iode, Zinc, Fer, Sélénium, Vitamine D3 pour ne citer qu’eux.
Déficit qui peut exister par manque d’apport ou encore par manque d’assimilation !
– Un foie fragilisé ? Car c’est bien par l’intermédiaire du foie que les hormones thyroïdiennes vont être activées !
– Une inflammation de bas grade liée à un stress chronique ?
– Une alimentation trop inflammatoire trop riche en oméga 6 (viandes, produits laitiers, charcuterie…) et pas assez en oméga 3 indispensables à un bon fonctionnement hormonal ?
– Pour les femmes un mauvais ratio entre progestérone et oestrogènes qui peut provoquer un symptôme prémenstruel et qui se produit naturellement à la péri-ménopause. Voir article  » Accueillir la péri-ménopause »
– Les perturbateurs endocriniens ou xénobiotiques qui bloquent les récepteurs des hormones thyroïdiennes.

Les solutions ??

Tout d’abord il sera important d’objectiver certaines carences parmi les vitamines et minéraux cités ci-dessus.
Certains tests ne sont pas remboursés mais sont d’une grande importance.
La iodurie par exemple, concentration en iode des urines du matin, permet de savoir si votre thyroïde a suffisamment de son « principal carburant ».

L’étude de vos habitudes de vie : alimentation, modes de cuisson, gestion du stress, activité sportive sera abordé en consultation afin de comprendre la cause des déséquilibres.

En conclusion…

L’hypothyroïdie fonctionnelle peut être accompagnée afin de retrouver un état de forme physique, mental et émotionnel optimal.
Si cet article vous parle, et que vous vous êtes reconnu·e au travers des symptômes cités, je vous encourage vivement à consulter tout d’abord votre médecin afin de faire un bilan thyroïdien et de vérifier que votre TSH est bien dans la norme.
Si tel est le cas et que vous présentez plusieurs des symptômes de l’hypothyroïdie je vous engage à consulter un·e naturopathe afin de vous accompagner au mieux.

Prenez soin de vous !
Isabelle.

Accueillir la péri-ménopause 🌷

Encore aujourd’hui la transition de la péri-ménopause reste entourée d’une certaine méconnaissance.
Parfois le manque d’informations, les croyances que l’on peut nourrir sur la ménopause font que l’on peut se sentir démunie et prisonnière du jour au lendemain des symptômes liés à cette transition hormonale.
Et parfois, vient se rajouter dans nos sociétés occidentales des injonctions impérieuses et contreproductives : « Soit belle, en forme et reste toujours aussi performante… « . Il faudrait que rien ne change alors que votre corps subit une vraie révolution hormonale…

Alors oui, la péri-ménopause reste la plupart du temps un bouleversement important dans la vie d’une femme.
Mais il existe souvent en médecine douce des aides précieuses pour mieux passer le cap !


Votre physiologie change et va retrouver un nouvel état d’équilibre.
Selon les terrains et votre hygiène de vie cela peut prendre plus de temps que votre mental ne jugerait nécessaire !
Car le temps du corps n’est pas le temps du mental…

Concrètement que se passe-t-il ?

Globalement le métabolisme ralenti, la chute de la progestérone qui a commencé vers les 35 ans en moyenne commence à avoir des conséquences sur votre bien-être. Les oestrogènes, eux, diminuent également mais bien moins rapidement.
Ce mauvais ratio progestérone/oestrogènes induit un état d’hyper-oestrogènie relative qui est la cause de nombreux désagréments : humeur irritable (souvent due à de la fatigue), peau sèche, seins sensibles ou douloureux, règles irrégulières et parfois hémorragiques en péri-ménopause, sommeil perturbé ou peu récupérateur, développements de fibromes utérins, augmentation du risque de cancer du sein…
Et vont se rajouter parfois les bouffées de chaleurs plus ou moins intenses qui correspondent à la diminution du taux d’oestrogènes dans le corps.


L’intensité de l’hyper-oestrogènie relative va dépendre de plusieurs facteurs :

– la faible capacité de détoxication des oestrogènes par votre foie,
– l’imprégnation en « xénoestrogènes » de votre corps. On entend par « xénoestrogènes » les perturbateurs endocriniens présents dans notre environnement (alimentation, cosmétiques, polluants atmosphériques) et se comportant comme des oestrogènes (pesticides, herbicides, pifas, parabens,…).
– de la quantité de laitage de vache que vous consommez. Et oui, vous consommez des oestrogènes animaux dans vos produits laitiers !
– l’importance de votre masse grasse abdominale ! Les cellules graisseuses vont en effet secréter des oestrogènes via un processus appelé aromatase,
– de l’intensité d’une hyper-perméabilité de l’intestin.

Accompagner le changement…


Il est alors important de soutenir la fonction hépatique avec des complexes spécialisés dans la détox des oestrogènes.
Car oui, c’est bien votre foie qui va jouer un rôle majeur dans cette période de votre vie.

Afin de limiter la production d’oestrogènes via la masse grasse, il sera judicieux de perdre un peu de tour de taille, si celui-ci dépasse la norme : réguler votre glycémie par un réglage alimentaire, pratiquer une activité physique régulière et adaptée et ne pas négliger de prendre en considération le « facteur stress ».

Cet état d’hyper-oestrogènie peut induire également une mauvaise activation des hormones thyroïdiennes.
C’est l’hypothyroïdie « fonctionnelle ».
Concrètement vos paramètres sanguins sont dans la norme mais vous commencez à présenter certains des symptômes de l’hypothyroïdie : consulter l’article « l’hypothyroïdie fonctionnelle ».


Il s’agira alors de soutenir rapidement la fonction thyroïdienne et la fonction surrénalienne. Et dans ces cas la phytothérapie et la micro nutrition seront d’une grande aide ! Ashwagandha, schisandra, ginseng, romarin, cassis bourgeons par exemple et iode, oméga3, vitamine D3, zinc en première intention pour le volet « micro nutrition »(sous réserve de carences avérées par un bilan).


Les pratiques manuelles sont également très pertinentes pour vous accompagner dans cette transition : la réflexologie plantaire, l’acupuncture, le shiatsu pour ne citer qu’elles aideront votre corps à mieux se réguler.
Elles faciliterons la détox naturelle de votre métabolisme tout en soutenant votre énergie. Elles peuvent également vous aider à réguler plus facilement cette descente hormonale à raison d’une séance par mois au départ.

Aimer son corps « malgré tout »

Savez-vous que le regard que vous portez sur votre péri-ménopause ou encore celui que les autres portent sur vous peut jouer un rôle important dans le déroulement de cette transition ??

Si vous vous auto-conditionnez sur le fait que votre péri-ménopause sera une période apocalyptique marquée par des symptômes inévitables alors il y a de grandes chances que cela devienne le cas en effet !
Comme à l’adolescence ce corps bien connu change, et la tentation de le « discipliner » n’est jamais trop loin. N’oubliez pas que votre corps est votre meilleur ami ! Ne le jugez pas trop sévèrement et laissez lui « son temps ».
Plus que se focaliser sur ce qui n’est plus – et rajouter au passage une petite pointe de stress chronique qui fatiguera vos surrénales et sera complètement contreproductif – il s’agira d’être dans une écoute, un accueil et un accompagnement de ce qui est en transformation.
Et peut-être que si vous sentez démunie, avec les émotions à fleur de peau alors une prise en charge du volet psycho-émotionnel sera judicieux.

En conclusion…

La péri-ménopause est une période parfois de profonds bouleversements mais des solutions existent !
Mais « bouleversements » n’est pas un terme forcément négatif, cela peut-être aussi l’occasion de revoir son hygiène de vie, de mettre en place de nouvelles habitudes pour continuer à entretenir votre vitalité et votre joie de vivre !

Pour beaucoup de femmes cela peut-être aussi une période où la maturité est bien plus sereine, ou l’on se respecte davantage, où l’on se débarrasse du superflu et où l’on envisage de nouveaux projets qui nous tiennent à coeur ♥️ !

Alors joyeuse péri-ménopause ! 🌟
Isabelle

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Note(obligatoire)

De l’importance de regarder vos selles

Les selles sont le reflet le plus direct, et parlant, de l’état de votre système digestif.
Nous ne leur accordons souvent pas l’attention qu’elles méritent et pourtant elles peuvent révéler bien des dysfonctions !

Je vous propose un petit tour d’horizon :

– Des selles sèches hachées (comme des petites billes) traduirons le plus souvent une constipation chronique avec un assèchement des muqueuses. Il sera alors primordial de relancer le transit en stimulant la production de bile sécrétée par le foie.

– Des selles collantes qui font grimper en flèche votre consommation de papier toilette sont pour le naturopathe le signe d’un excès de certaines « colles » dans votre assiette. Peut être des excès de gluten ? trop de matières grasses (laitages, huiles, oléagineux) au regard de votre capacité digestive ?
Il faudra alors réduire quelque peu les apports et observer si cela perdure.

– Des selles marbrées de rouge (sang frais) peuvent être observées dans le cas d’hémorroïdes ou de fissure anales. Et le prise de betterave peut bien entendu teinter les selles également sans conséquence pour votre santé.

– Des selles noires révélerons la présence de sang séché, sous entendu digéré, pouvant traduire un ulcère de l’estomac par exemple. En général elles seront également très malodorantes. À noter que la prise de comprimés de fer peut foncer notablement la couleur de vos selles.

–Des selles de couleurs inhabituelles (du blanc au jaune vif en passant par le vert ou encore le marron trop pâle) doivent vous alerter si la situation persiste. Il peut s’agir de dysfonctions hépatique ou biliaire et il sera alors important de consulter votre médecin.

– Des selles qui flottent ? Elles contiennent alors trop de graisses… que vous n’assimilez donc pas malheureusement.Et avec elles toutes les vitamines liposolubles indispensables à notre métabolisme : Vitamine A, E, D, K.
Vos apports en graisse dépassent votre capacité d’absorption ? Peut-être ne sécrétez vous pas assez de lipase pancréatique ou de bile ?
Il peut également s’agir d’un excès d’air dans vos selles… Flore de fermentation en excès ? Peut-être êtes vous sensible voir intolérant au lactose ? au fructose ?

–Des selles déstructurées de façon répétée et quelquefois votre alimentation doit vous faire consulter afin de pouvoir mettre fin à une inflammation intestinale.

Mais quelles seraient alors des selles idéales ?
Des selles brunes claires à brun foncé, moulées, homogènes, peu odorantes et qui ne collent pas.
Nous devrions aller à la selle entre 1 à 3 fois par jour. La qualité de vos selles étant la variable la plus importante à considérer.

Et vous « comment allez-vous » ? 😉


Programme « Ma Santé Métabolique »



Envie de travailler sur votre énergie, votre glycémie, votre poids, votre rapport aux sucres ??
Envie de reprendre la main sur votre santé ? 

En prévention ? ou dans le but de faire un GROS pas vers votre santé si vous souffrez par ailleurs déjà d’un surpoids ou d’un syndrome métabolique ?
 Ce programme a été conçu pour vous accompagner au mieux dans une ambiance chaleureuse et bienveillante !

Je suis très heureuse de vous présenter les nouvelles dates du programme de groupe de la rentrée !

1 // Vendredi 26 septembre : 18h – 19h30
2 // Vendredi 3 Octobre : 18h – 20h
3 // Vendredi 17 octobre : 18h – 19h30
4 // 1 séance à placer individuellement pour le soin manuel. 
5 // Vendredi 31 octobre ou 7 novembre (à fixer ensemble) : 18h – 19h30. Clôture. 

Vous pouvez trouver les retours des groupes précédents ICI. 

Vous vous demandez si ce programme est pour vous ? n’hésitez pas à me contacter pour en discuter : 06 70 59 48 03.
Ce programme existe également en suivi individuel ou de couple. Toutes les infos ICI. 

Il reste actuellement 4 places si vous souhaitez vous joindre au groupe !

A très bientôt !
Isabelle.

Nouveau programme de groupe ! « Ma Santé Métabolique ». 🍩 x 🥦🥑 !

J’ai le plaisir de vous présenter un tout nouveau programme de groupe !!

Au fil des consultations je rencontre de plus en plus de personnes atteintes d’un syndrome métabolique contre lequel elles se sentent impuissantes.

Ce syndrome correspond à l’association de plusieurs troubles liés à la présence d’un excès de graisse viscérale (à l’intérieur du ventre). Les personnes concernées présentent un tour de taille important (supérieur à 94 cm pour les hommes et à 80 cm pour les femmes) et au moins deux autres anomalies parmi les suivantes : une hyperglycémie (excès de sucre dans le sang), un taux de triglycérides élevé, un faible taux de « bon » cholestérol HDL, une tension artérielle trop haute.

Perdre du poids est alors indispensable pour préserver sa santé cardiovasculaire et éviter le diabète et toutes ses complications.

CONCRÈTEMENT COMMENT ÇA SE PASSE ??

Nous allons nous rencontrer 4 fois en groupe de 6 personnes maximum les vendredis soir de 18h à 19h30 et une fois en séance individuelle de réflexologie plantaire. 

Première séance d’introduction : 

Présentation des participants. Je vous délivre un capteur de glycémie neuf que vous placerez vous même sur votre bras.
Ce capteur va vous indiquer en temps réel, via votre téléphone, votre glycémie et permettre de mieux comprendre votre métabolisme : pourquoi je n’arrive pas à perdre de poids ? Il va me délivrer de précieuses informations : vos hyperglycémies ? Hypoglycémies ? Est-ce que votre corps arrive à réguler le glucose ? 

Une seconde séance
 une semaine plus tard : Analyse du début des résultats. Conseils personnalisés alimentaires, micro-nutritionnels.

Une troisième séance
 14 jours après la pause du capteur. Analyse de l’évolution des résultats en groupe. Partage de vos ressentis. Conseils en phytothérapie. 

Une quatrième séance de réflexologie plantaire :
 stimulation manuelle des processus d’élimination. 

Enfin une cinquième séance 
de clôture, de conseils pour continuer en fonction de l’avancée de vos résultats !

LES PLUS DE LA MÉTHODE

La force du groupe pour avancer
 et mes compétences pour vous y aider !

Pour ceux ou celles qui le souhaitent :
– Nous échangerons des photos de repas à IG bas dans un groupe WhatsApp. Pour vous donner des idées et du courage !
– Je recevrais vos relevés de glycémie et pourrais suivre votre progression de façon journalière. Je serais ainsi à vos côtés de façon quotidienne. 
– Que vous soyez en syndrome métabolique, en surpoids ou prédiabète ce programme est fait pour vous accompagner.

LES DATES DU PREMIER GROUPE 🌟

1 // Vendredi 17 janvier 2025 : 18h – 19h30
2 // Vendredi 24 janvier : 18h – 20h
3 // Vendredi 7 février : 18h – 19h30
4 // 1 séance à placer individuellement pour le soin manuel. 
5 // Vendredi 21 février : 18h – 19h30. Clôture. 

TARIF du programme : 
150€ le programme complet comprenant :
– un capteur de glycémie d’une valeur de 40€,
– un soin de réflexologie plantaire d’une valeur de 70 €
– 4 séances de groupe pour une valeur de 40€.
6 personnes maximum par groupe.
Inscriptions et renseignements au 06 70 59 48 03. 
Clôture des inscriptions le vendredi 03 janvier 2024. 

Lieu des séances :
O’JARDIN
36 rue Saint Robert
Saint Egrève.

ÊTES VOUS ACCRO AU SUCRE ???

Si vous lisez cet article c’est que la question vous interpelle ! 😜

Dans la grande familles des sucres ou glucides nous trouvons :
– Les « sucreries » : bonbons et confiseries, pâtisseries, chocolats (< 70% cacao),
– Les « féculents » type pâtes, pain et toute céréales (blé, avoine, …) à l’exclusion de quinoa et sarrasin (qui sont plutôt protéiques),
– Les boissons sucrées : alcools (vins, bière, spiritueux), sodas, jus de fruits et sirops.

Si face à ces aliments vous avez du mal à imaginer vous en passer, alors il est peut-être le temps effectivement de faire un point !
Êtes vous vraiment accro au sucre ?
N’avez-vous pas juste une alimentation trop restrictive en terme de calories ?
Peut-être souffrez-vous de carences alimentaires : protéines, bonnes graisses, minéraux et vitamines ? Dans ce cas votre corps va rechercher une source d’énergie rapide : des glucides !
Et malheureusement ce sera souvent des glucides à Index Glycémique (IG) élevés.
Peut-être souffrez-vous d’une carence en sérotonine ou en dopamine ? Votre système nerveux cherchant alors du réconfort dans des aliments « doudous » ?

Outre l’effet sur votre poids, l’excès de sucres dans votre alimentation conduit (directement ou indirectement), à terme, à des complications importantes en terme de santé :
– Terrain hypoglycémique associé à de la fatigue et à une irritabilité accrue,
– Troubles hormonaux : SOPK, endométriose, diabète, troubles thyroïdiens,
– Aggravation de l’hyperactivité de l’enfant ou de l’adulte,
– Prédisposition au risque de cancers,
– Dégradation de la flore intestinale, faiblesse du système immunitaire, prédisposition aux infections bactériennes.

Diminuer sa consommation de « sucres » est possible et bénéfique ! Des solutions existent afin que « pas après pas » vous puissiez vous libérer de cette addiction !
Et gardez en tête que toute avancée, même minime à vos yeux, est déjà un pas vers une meilleure santé et un meilleur bien-être ! Elle signe votre volonté à vouloir changer les choses 🤗!

Prenez soin de vous !
Isabelle Flandrin-Bletty 🌿