La stéatose hépatique non alcoolique (NASH) concernerait environ 20% de la population Française et entre 10 et 30 % de la population selon les pays.
Cette pathologie « du foie gras », réversible si on la prend en charge, peut conduire dans le cas contraire à la fibrose puis la cirrhose hépatique.
La NASH peut-être mal diagnostiquée car elle s’installe silencieusement. Elle n’est visible à l’échographie que lorsqu’elle a déjà atteint un certain stade.
Lorsqu’elle commence a être bien installée on peut constater une élévation des transaminases, des gamma-GT ou encore de la ferritine.
On pourra ressentir un inconfort sous les côtes à droite. Ou une digestion plus difficile accompagnée de ballonnements associés ou non à un ralentissement du transit. Les selles pourront être très variables et peuvent flotter signe que les graisses alimentaires ne sont que partiellement assimilées.
Les causes de la NASH sont bien sûr plurifactorielles et nous pouvons citer entre autres :
– L’ennemi numéro 1 : la sédentarité,
– Une alimentation trop riche en sucres rapides, ou trop riche en glucides même convenables au regard de l’activité physique de la personne,
– Un dérèglement de la glycémie associée ou non à un stress chronique,
– Un mauvais fonctionnement du foie.
Mais pour les femmes vers la quarantaine un autre facteur va jouer un rôle majeur dans la mise en place de cette pathologie ou de son aggravation : les variations hormonales de la péri-ménopause.
À partir de 35 ans en moyenne la progestérone diminue progressivement. Les oestrogènes également mais beaucoup moins vite. Ainsi le ratio oestrogènes / progestérone augmente progressivement. Une hyperoestrogènie va alors s’installer progressivement.
Ce mécanisme sera amplifié si le foie « conjugue » (= dégrade) mal les oestrogènes.
Au départ la personne ressentira peut-être une amplification de son syndrome prémenstruel, des pertes sanguines plus importantes, des mastodynies (inconfort aux seins) précédant le cycle par exemple.
Cette hyperoestrogènie assez fréquente peut induire un ralentissement de la glande thyroïde et de fait un ralentissement de votre métabolisme. Concrètement une prise de poids commence à s’installer.
Si l’alimentation n’est pas corrigée ou adaptée au niveau des glucides, l’activité physique insuffisante la stéatose hépatique non alcoolique peut commencer à s’installer progressivement.
Les cellules du foie vont alors se gorger de graisse ce qui conduit à la NASH.
Une étude récente de 2024 – Dr Eleni Armeni, de l’Université Kapodistrian d’Athènes – a révélé que « les femmes souffrant de bouffées de chaleur régulières ont un risque accru de développer des problèmes cardiaques et métaboliques » lors de la ménopause. En clair elles seront plus susceptible de développer une NASH.
Des solutions existent.
Bouger plus souvent, et mieux est indispensable.
Manger autrement peut-être déroutant ou sources d’inquiétudes au début d’un réglage alimentaire. Il est toutefois inévitable pour faire marche arrière et éviter les complications graves de cette pathologie.
La phytothérapie (usage des plantes) est également une grande alliée pour redonner au foie un nouveau souffle !
Je serais ravie de vous accompagner sur ce chemin si vous vous sentez concerné(e)s par cet article.
Isabelle.
Références :
https://www.chu-angers.fr/offre-de-soins/prevention-et-sante-publique/bien-vivre-au-quotidien/promotion-et-education-a-la-sante/les-maladies-du-foie-ont-bien-change-depuis-20-ans–141718.kjsp
https://presse.inserm.fr/la-maladie-du-foie-gras-augmente-le-risque-de-developper-des-troubles-du-cerveau/65804/
https://www.researchgate.net/publication/384666181_8622_The_Severity_of_Vasomotor_Symptoms_Is_Associated_With_Metabolic_Dysfunction_Associated_Liver_Disease_Masld_in_Peri-_AndPostmenopausal_Women
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