Vous vous réveillez fatigué(e) après une nuit convenable ?
Vous avez plus de mal à l’effort ?
Vous relisez 3 fois un texte sans toutefois en saisir enfin le contenu ?
Vous trouvez votre peau, vos cheveux ou encore vos ongles plus cassants ?
Et bien cet article est pour vous !
Peut-être souffrez-vous simplement d’une carence en fer, souvent mal diagnostiquée et malheureusement très répandue. !
Lorsque l’on évoque la carence en fer il est important de préciser quelques termes afin d’éviter les confusions :
L’hémoglobine est la protéine principale des globules rouges. Grâce à elle l’oxygène que nous respirons va être distribué à chacune de nos cellules.
Le fer est quant à lui un des constituant majeur de l’hémoglobine.
Le terme d’anémie décrit une quantité d’hémoglobine insuffisante et de fait va induire un manque d’oxygénation cellulaire et une profonde fatigue notamment à l’effort.
La carence en fer est différente de l’anémie ! Elle se traduit généralement par une ferritine basse et conduira à terme vers l’anémie si le statut en fer n’est pas corrigé.
Quelles sont les populations touchées ?
L’OMS estime que l’anémie toucherait un demi-milliard de femmes âgées de 15 à 49 ans et 269 millions d’enfants âgés de 6 à 59 mois dans le monde. Et la carence en fer, le stade qui précède souvent l’anémie est plus répandue encore.
Vous vous sentez concerné(e) ? Voici les principaux symptômes fréquemment relevés associés à une carence en fer :
– Fatigue physique, fatigabilité à l’effort voir essoufflement,
– Fatigue mentale et émotionnelle, difficultés de concentration, TDAH,
– Symptômes dépressifs, mélancolie,
– Difficultés à passer à l’action même pour des choses qui vous intéressent,
– Cheveux et ongles secs et cassants, peau sèche,
– Cernes foncées sous les yeux,
– Pâleur de la langue ou des conjonctives (intérieur des paupières) ou de la peau,
– Sommeil perturbé,
– Intolérance au froid,
– Syndrome des jambes sans repos,
– Détoxification hépatique insuffisante,
Globalement en Europe les femmes sont plus touchées que les hommes en raison des pertes de fer liées aux menstruations et un apport souvent moindre du fer via l’alimentation.
Il est important de savoir que, pour les femmes, la prise de contraceptifs va mobiliser vos réserves de vitamines B et de fait peut compliquer l’absorption du fer.
Se rajoutent à cela d’autres facteurs moins évidents qui peuvent également concerner les hommes :
Tout d’abord une malabsorption du fer parfois en raison d’inflammation digestives :
– Une gastrite qui peut compliquer l’absorption des folates (vitamines B9) ou encore de la B12,
– Une maladie cœliaque,
– Une hypersensibilité au gluten non diagnostiquée et peu diagnosticable…
– Une pratique sportive à impact, comme la course à pieds ou le Trail , qui va engendrer une fragilisation de la muqueuse intestinale et également des besoins accrus en fer lors de l’effort.
Ou encore
– Un excès de thé ou de café lors des repas contenant du fer ?
– Des polymorphismes génétiques qui compliquent l’absorption des vitamines B9 et B12 citées précédemment,
– Une hypochlohydrie de l’estomac induite par une hypothyroïdie ou des médicaments « antiacides » (IPP) qui vont à la fois inhiber l’absorption des vitamines B et à terme l’absorption du fer.
– Une « anémie de Biermer » maladie auto-immune rendant l’absorption de la vitamine B12 et par conséquence celle du fer très compliquée.
Mais pourquoi la carence en fer est-elle mal diagnostiquée ?
L’anémie (hémoglobine basse) sera assez bien diagnostiquée pour peu que l’on effectue un bilan sanguin …
En revanche la carence en fer est trop souvent sous-estimée.
Tout simplement parce que la « norme basse » de la ferritine donnés par les laboratoires d’analyses traduit des états déjà extrêmement carencés.
Par exemple le « taux normal de ferritine » des laboratoires se situe généralement entre 20 et 300 ng/mL (ou µg/L) chez l’homme et entre 15 et 200 ng/mL chez la femme.
Or les « valeurs optimales de ferritine » se situent plutôt entre 50 et 200 ng/mL !!! Valeurs pour lesquelles les symptômes cités précédemment sont inexistants ! Vous aurez compris le décalage…
Ainsi si votre taux ferritine se situe entre 15 et 50 ng/mL votre carence en fer va passer inaperçue. Ce qui est malheureusement le cas pour une majorité de femmes.
Il est également à noter que la carence en fer et la fatigue associée s’installe progressivement. Il est parfois difficile de vraiment réaliser à quel point notre vitalité a été affectée.
Et bien souvent le rythme de vie, les activités, le travail nous permettra de trouver une raison objective à cet état de fatigue. Et nous n’irons pas chercher plus loin d’autant que la ferritine s’avérera « dans les normes »…
Ne laissez pas s’installer une carence en fer !
Belle journée à tous !
Isabelle Flandrin-Bletty
Sources :
OMS : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/anaemia
INSERM : https://www.inserm.fr/c-est-quoi/bon-sang-mais-cest-bien-sur-cest-quoi-lhemoglobine/
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